jeudi 20 juillet 2017

Papilles, Culture et Patrimoine gourmand.



Le numéro 47 de la revue des Bibliothèques Gourmandes vient de paraître. Il est entièrement consacré au vin.
Son titre De vin, de vent et d’ivresse…
La réalisation de ce superbe numéro a été confiée à Philippe Bourguignon, « le meilleur accordeur de mets et de vins, l’érudit du cep, le collectionneur et lecteur de livres anciens, le sommelier discret ».
Pour vous, et pour nous tous il a concocté un voyage extraordinaire au travers « des mots du vin, de ses rencontres, de ses passions »…
Accompagnez-le dans son périple, ainsi vous découvrirez avec lui côtes et coteaux, caves, cavernes et caveaux, prendrez le vent sans négligez le sens du vent au rythme fabuleux d’extravagantes girouettes, cheminerez à la rencontre de fantastiques vignerons de Corbeil-Essonnes au Mont Athos, quel périple mes amis.
Vous ferez étape bien sûr à la table de Piron, humerez les arômes des vins, approcherez l’Ivresse et le Sacré, entendrez la poésie des vignerons, frémirez en regardant d’un œil nouveau les sommeliers et les consommateurs de vins du Diable au corps, du Grand restaurant
Et bien sûr vous apprécierez de merveilleuses aquarelles de grappes de raisin. Le tout sans oublier la prodigieuse histoire du papier raisin.
Bonne lecture à tous.
Merci beaucoup Monsieur Bourguignon.
Anik Buj
Présidente de De Honesta Voluptate
Société des Amis de Jean-Louis Flandrin.

Pour commander et adhérer, cliquez-ici.

dimanche 9 juillet 2017

Cuisine et diététique dans l'occident arabe médiéval: D'après un traité anonyme du XIIIè siècle - Etude et traduction française, Catherine Guillaumond.



Catherine Guillaumond, membre de De Honesta Voluptate Société des Amis de Jean-Louis Flandrin, qui est intervenue dans le cadre de nos Rencontres en 2016 vient de publier sa thèse aux éditions de l’harmattan. Un ouvrage à découvrir pour tous les passionnés d’histoire culinaire...
Son titre : CUISINE ET DIÉTÉTIQUE DANS L'OCCIDENT ARABE MÉDIÉVAL
D'après un traité anonyme du XIIIème siècle, Etude et traduction française
Auteur : Catherine Guillaumond,  préface d'Ameur Ghedira

« Le manuscrit 7009 de la BNF "Traité culinaire anonyme du XIIIè siècle" ainsi que le livre de Tugibî sont les uniques témoignages culinaires du Maghreb et de l'Espagne musulmane. Or, le Traité anonyme a la particularité de mêler la cuisine, la diététique et l'histoire. L'auteur cite de nombreux personnages qui nous permettent de voyager entre l'Occident et l'Orient et ainsi d'avoir une idée de l'évolution et de l'adaptation des recettes selon les lieux. Il émaille le Traité de recettes simples et populaires. ».

mardi 13 juin 2017

Banquet « Repas romain, cuisine d’empire » du 21 mai 2017



Le banquet de De Honesta Voluptate, Société des amis de Jean-Louis Flandrin s’est tenu le Dimanche 21 mai 2017, à midi au 28 rue Planchat 75020 Paris. Il a réuni 18 personnes à la fois cuisiniers et convives.
Les recettes réalisées étaient extraites de deux sources : la première, la plus importante, est un recueil de recettes de cuisine, De recoquinaria, attribué à un certain Marcus Gavius Apicius, un riche romain, connu pour être un grand amateur de plaisirs de table et qui aurait vécu sous les empereurs Auguste et Tibère (né autour de 25 av. J.-C. / décédé vers 37 ap. J.-C.). Il s’agit en réalité d’un recueil composite, dont la version qui nous est parvenue, ne serait datable que des environs de l’an 400 après Jésus-Christ. La seconde est le De agricultura de Caton l’Ancien (Marcus Porcius Cato), écrivain et militaire romain qui a vécu vers la fin du IIIe et le début de IIe siècle avant Jésus-Christ (234 av. J.-C. / 149 av. J.-C.). Comme son titre l’indique, il s’agit d’un traité d’agriculture, un guide pratique et technique sur la vie rurale et domestique des maitres des domaines agricoles italiques au IIe siècle avant Jésus-Christ. On y trouve notamment près d’une dizaine de recettes de pâtisserie à caractère oriental. Bien que concernant deux périodes historiques différentes, ces deux sources se sont parfaitement  complétées dans le cadre de ce banquet fastueux, délicieux, étonnant et convivial.


Gustatio

Grande mauve à l’oenogarum, Mohamed Oubahli.
 
Raves ou Navets à la vinaigrette au garum, Catherine Granger.
 
Chicorées et laitues au garum et à l’oignon, Pierre Saunier.
 
Sauce sucrée-salée pour la digestion, Jean-Baptiste Schneider.
 
Patella de Lucrétius au poisson, Frédérique Desbuissons.

Patina de denté, de daurade et de mulet, Gérard Allemandou.                                                                                
Prima mensa

Quenelle de viande en crépine fourrée de pignons de pin, Catherine Bizy.

Patina coulante à la cervelle et aux feuilles de maceron, Georges Carantino.
 
Patina froide d’asperges et de cailles, Serge Buj.
 
Poulet à la Varda sauce blanche, Anik Buj.

Jambonneau servi sur un lit de crème d’orge, René Le Joncour.

Veau sauté en sauce salée sucrée, garni de colocasses, Mohamed Oubahli.
 
Chevreau à la Tarpéius, mariné et cuit au four, Vincent Chenille.

Secunda mensa


 Patina de poires sauce cumin, Rolande DULON

Flan au poivre et au miel, Pamela Weber.

Bou Erneum, gâteau au fromage et au miel, René Le Joncour.

Savillum, gâteau au fromage saupoudré de pavot, Jean-Baptiste Schneider.
 
Bouillie punique, semoule au fromage et au miel, Valérie Boudier.

Vins :

Turriculæ, Carrenum, Mulsum : René Le Joncour
Vin paillé :  Monique Calinon
 Savoie, Côtes-du-Rhône, Muscat, Côtes de Gascogne…

Pain : Michèle Barrière

samedi 20 mai 2017

Le gout de l’ivresse de Matthieu Lecoutre



« Dis-moi ce que tu bois, je te dirai ce que tu es » 
"Dis-moi ce que tu bois : je te dirai ce que tu es » aurait pu asséner le gastronome Brillat-Savarin au début du XIXe siècle. Entre la France du vin et celle de la bière, la piquette et les grands crus, l’eau de rivière et les eaux médicinales, le lait et les jus, le garumantique ou les sodas contemporains, la boisson est un geste vital qui révèle une culture, signe un rang social, implique un jeu économique… Sur plus de 1500 ans, de la fin de l’antiquité à aujourd’hui, Matthieu Lecoutre regarde la boisson sous tous les angles pour nous en révéler les fastes et le quotidien.  Avec le lecteur, il sonde les caves du savoir historique en questionnant le goût, la nécessité, la sociabilité, l’excès, la médecine, l’éducation, l’esthétique, le plaisir, le sacré, le profane, la différenciation, la culture populaire, le genre, les normes morales, les orientations politiques, l’industrie agro-alimentaire, la publicité, la tradition ou la mondialisation.
L’auteur nous livre une analyse précise des racines alimentaires françaises et de ses évolutions au fil du temps et nous conduit à regarder sous un jour nouveau comment se sont construites nos pratiques parfois radicalement opposées, du binge drinking à base d’alcool fort au « repas gastronomique des Français » fondé notamment sur l’association raffinée des mets et des vins.
Professeur agrégé d’histoire, Matthieu Lecoutre est chercheur associé à l’équipe Alimentation de l’université de Tours François-Rabelais et au Centre George Chevrier de l’université de Bourgogne « Savoirs : normes et sensibilités ».